Jean-Marie-Claude-Alexandre Goujon
Avant le Révolution
Engagé dans la Marine sous l'Ancien Régime, il séjourna quelques temps à l'Île-de-France (aujourd'hui Île Maurice). En 1789 il vint à Paris où il exerça la profession de clerc de procureur au Châtelet.
Sous la Révolution
Fin 1789, Jean Marie Goujon se fixe à Meudon, il prononçe l'éloge funèbre de Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau devant la population de Versailles. En 1791, il est nommé administrateur du département de Seine-et-Oise et Procureur-syndic du département. En 1792, il est élu sixième député suppléant à la Convention par le département de Seine-et-Oise, Procureur syndic provisoire du département. Il siège aux côtés des Montagnards, et remplace Marie-Jean Hérault de Séchelles le 26 germinal an II (26 avril 1794), (il attendit longtemps pour siéger), pendant ce laps de temps il travaille à la Commission des subsistances en compagnie de Robert Lindet. Il est envoyé comme représentant en mission à l'Armée du Rhin puis à l'Armée de Moselle. Il est ministre des Affaires étrangères du 5 avril 1794 au 8 avril 1794. De retour après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), il attaque violemment les députés de la Convention thermidorienne, il manifeste son opposition concernant le retour des Girondins qui ont survécu à la Journée du 31 mai 1793 sur les bancs de la Convention. Lors de l'Insurrection du 1er prairial an III (20 mai 1795, il se joint aux émeutiers qui font irruption dans la salle, Il prononce un vibrant discours dans lequel il propose le renouvellement des comités de gouvernement et l'appel aux patriotes opprimés ainsi que la création d'une commission extraordinaire pour examiner leurs propositions. Certains députés s'emparent brutalement de Jean Marie Claude Alexandre Goujon, sur la demande de François-Louis Bourdon il est emprisonné. Avec Pierre Bourbotte, Charles-Gilbert Romme, Ernest Dominique François Joseph Duquesnoy et quelques autres Crêtois, il comparait devant une commision militaire et est condamné à mort. La sentence rendue il se poignarde avec le même couteau qu'utilisèrent ses compagnons de captivité, le 29 prairial an III (17 juin 1795).